Discussion 6.1 : Douleur et Deuil | Un cadre sur les soins palliatifs au Canada | Parlons santé

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Discussion 6.1 : Douleur et Deuil

il y a 2 mois
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En tant que société, nous sommes tellement concentrés sur la prolongation de la vie et la guérison de la maladie que très peu d’attention est portée au décès de nos proches. Le processus de deuil peut souvent commencer pendant que la personne est encore en vie. Les personnes confrontées à un décès ont besoin de temps pour pleurer, pour se souvenir et pour guérir. Ils peuvent aussi avoir besoin d'aide pour trouver de l'information, des ressources et du soutien.

Quel est le meilleur moment pour mettre en place du soutien en cas de deuil? 

Pendant combien de temps ce soutien devrait-il être offert après la mort? 

Devrait-il être offert avant la mort, si c’est le cas, comment? 

Comment ce soutien peut-il être adapté aux besoins individuels?

La consultation est maintenant fermée.

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  • Lepva il y a environ 1 an
    Dès que le diagnostic tombe, un soutien approprié devrait être offert au malade et à ses proches. Le soutien devrait également être offert aux proches après le décès de la personne. C’est ce qui est offert présentement dans certaines maisons palliatives.
  • PortailPalliatifCanadian il y a environ 1 an
    Le deuil chez un individu et sa famille commence souvent dès que des symptômes graves sont détectés et se concrétise lorsque l'individu reçoit un diagnostic de maladie grave. La famille et les amis sont très affligés par toutes les pertes et les changements qui surviennent lorsqu'un être cher vit avec une maladie grave et que son décès est inévitable. Il est important d'accompagner le deuil bien avant que la personne ne meure. Pour accompagner une personne dans son deuil avant un décès, il faut commencer par l'aider à comprendre que le deuil est un processus normal. Il est important de faire en sorte que la personne puisse exprimer ouvertement ses pensées et ses sentiments. Souvent, les gens évitent de parler de l'avenir parce qu'il faut beaucoup d'énergie émotionnelle pour faire face à ce qui se passe dans le présent. Parfois, les gens ont besoin d'aide et de soutien pour exprimer ce qu'ils ressentent. Pour la personne mourante comme pour ses proches, ouvrir le processus de communication peut aider à retrouver l'énergie émotionnelle nécessaire pour vivre leur vie le mieux possible durant cette période difficile. Le deuil doit être accompagné aussi longtemps que nécessaire. Chacun vit le deuil à sa façon et ça dure le temps que ça dure. La durée d'un deuil n'est pas prédéterminée. Une personne endeuillée traversera différentes phases, avec des hauts et des bas. Le deuil se vit et se revit. L'accompagnement du deuil peut être adapté aux besoins de chacun, car les gens viennent d'horizons divers et n'ont pas tous besoin du même type d'accompagnement. Il est important de reconnaître et de prendre en charge ces différences et, dans la mesure du possible, d'offrir différents types d'accompagnement, comme des séances de counseling individuelles, des séances de groupe ou des ressources en ligne sur le deuil. La section Programmes et services du site http://portailpalliatif.ca répertorie les services d'accompagnement du deuil offerts d'un bout à l'autre du pays et offre des ressources sous forme écrite ou vidéo pour les gens qui préfèrent se débrouiller seuls. Nous avons également créé, avec l'aide de spécialistes canadiens et étrangers en matière de deuil, deux outils d'apprentissage en ligne autodirigés offerts gratuitement. Le site http://MyGrief.ca, lauréat de deux prix nationaux d'innovation, consiste en une série d'outils d'apprentissage en ligne qui permettent aux gens de faire leur travail de deuil dans le confort de leur foyer, à toute heure du jour ou de la nuit. Pour les parents, le site http://DeuilDesEnfants.ca offre une série de modules d'apprentissage bilingues qui leur expliqueront comment discuter de ces questions, accompagner un enfant endeuillé et développer de bonnes stratégies d'adaptation. Nous enrichirons nos ressources sur le deuil de nouveaux modules dans l'année à venir.
  • Snak il y a environ 1 an
    Aussi longtemps que le client en ressens le besoin.
  • Snak il y a environ 1 an
    Dès que le client en fait la demande.
  • Mimi1943 il y a environ 1 an
    Des qu’un diagnostic Définitif de mort imminente est donné. Autrement dit, dès qu’on vous dit que vous avez peu de temps à vivre.
  • nretraitée il y a environ 1 an
    J'ai accompagné ma mère atteinte de la maladie SLA pendant cinq ans. J'ai accompagné ma soeur unique atteinte d'un cancer de l'intestin pendant deux ans. Elles étaient seules et j'étais aussi seule pour m'en occuper. J'ai souvent et désespérément demandé de l'aide pour ma soeur, parfois en larmes (aux urgences et département d'oncologie de l'hôpital). Impossible de parler à un travailleur/travailleuse sociale (j'ai même encaissé du mépris lorsque je l'ai demandé). Totalement épuisée et laissée à moi-même dans ce labyrinthe médical, j'ai sombré dans une dépression profonde qui m'a empêchée de prendre soin de ma mère et de ma soeur convenablement. Dans le CHSLD, on a laissé ma mère mourir à petit feu puisqu'il n'y avait plus rien à faire (elle ne pouvait plus avaler). Elle a cruellement agonisé pendant une semaine...c'était intolérable. Ma soeur a couché dans ses selles pendant des mois à la maison parce que l'infirmière pivot en oncologie refusait mes demandes répétées d'aide du CLSC, sous prétexte que selon le protocole, la demande devait venir de ma soeur plutôt que moi. (Ma soeur était introvertie et souffrait en silence). Conséquemment, elle a fini ses jours baignant dans ses excréments parce que je n'avais plus la force de l'aider. L'incapacité de venir en aide davantage à ma mère et ma soeur va me hanter pour le reste de mes jours. Recommandation: que les intervenants dans le système de santé prennent la résolution d'être à l'écoute des aidants naturels qui savent ce que se passe chez la personne malade.
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    • dussmad il y a environ 1 an
      Mon expérience à passer à travers le système de santé du Québec m’a montré que la compartimentalisation des rôles et tâches des membres du personnel soignant laissent les membres de la famille et le patient dans une situation intenable où personne ne répond aux demandes de la famille et du patient, tous étant soit trop occupé ou pas « la bonne personne à qui demander». C’est une course en rond épuisante, stressante wt négative pour tous.
  • Consout il y a environ 1 an
    Le soutien en cas de deuil, si mis en place avant le décès, offre plus de possibilité de réussite, de support. Après la mort, ce soutien peut être en place aussi longtemps que la personne endeuillée nécessite ce support. La durée maximale pourrait s’établir à trois mois mais est sujet au traumatisme de chaque individu. Je crois que des rencontres de groupe à une fréquence d’une fois semaine avec la possibilité d’augmenter la fréquence selon le besoin aide les personnes endeuillées à se sentir moins seules, supportées et entourées. Ces services seraient supportés par un régime d’assurance privée ou publique selon la capacité du demandeur.
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    • dussmad il y a environ 1 an
      Dans l’ensemble ça convient sauf que l’aide ne devrait pas être limitée à des sessions de groupe. Certains individus auront d’abord besoin d’aide un-à-un lorsqu’ils font face à leur deuil pour la première fois. Après une certaine période de temps, le professionnel pourra suggérer à l’individu de se joindre à un groupe de soutien. C’est l’idividu aidé qui devra essayer les sessions de groupe et avoir la possibilité de reprendre des sessions individuelles si leur problème va au delà de ce que le groupe peut offrir.
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      • mp1 il y a environ 1 an
        Par expérience, je peux dire que les 2 formes de soutien sont complémentaires.Le plus important, c'est qu'il y ait une prise en charge rapide lorsque le besoin apparaît.
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        • dussmad il y a environ 1 an
          Oui je suis en accord. Il ne faut simplement pas limiter l’aide à des sessions de groupe si ces sessions ne sont pas adéquates pour répondre aux besoin de la personne souffrant le deuil.
  • dussmad il y a environ 1 an
    L’accès aux soins de soutien au deuil devrait être offert avant la mort physique de la personne en fin de vie. Par exemple, plusieurs maladies dégénératives, telle que la démence, qu’il soit question d’Alzheimer ou de d’autres formes de démence, entrainent la disparition progressive de la personne malade. Cette disparition peut avoir un impact profond sur les membres de la famille à différents stades de ces maladies et ces personnes vivront un deuil tout comme au décès « physique » d’un être cher. L’accès à un tel soutien doit être facile et les professionels de la santé traitant les personnes malades et les médecins de famille ou « super-infirmières » de leurs familles seraient un excellent point de contact pour recevoir les informations sur l’existance de ces services de soutien. Les travailleurs sociaux impliqués dans le dossier de la personne malade pourraient aussi être un point de contact valable ainsi que le site web de la RAMQ. L’accès à ce service de soutien devrait utiliser toute personne, du secteur public et privé pouvant fournir un service de ce genre et puisquéum deuil peut mener à une détresse mentale - voir une maladie mentale temporaire ou prolongée - ces services devraient être payés par les régimes d’assurance santé publiques pour 4 à 6 mois pour tous. Après cette période, les professionnels fournissant les services devraient être en mesure d’évaluer le progrès des récipiendaires desdits services et faire les recommandations appropriées sur la durée du soutien. Ces services de soutien font selon moi partie d’un sercice de soin en santé mentale.
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    • Consout il y a environ 1 an
      Période de service un peu longue et un peu trop couteuse. Je crois que des organismes à but non lucratif et des bénévoles formées peuvent participer à ce service. Ex: infirmières à la retraites ou autres travailleurs dans le domaine. Présentement les thanatologues offrent ses services.
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      • dussmad il y a environ 1 an
        L’aide offerte par les professionnels suggérée peut convenir. Celle du thanatologue par contre ne sera que de courte durée et, selon le cas, trop courte pour offrir le soutien nécessaire. En effet, selon, l’âge, le besoin et l’expérience de vie de l’individu recherchant de l’aide, cette source peut être perçue comme négative « il ne cherche qu’à enterrer »... De plus, dans le cas où la réalisation du besoin d’aide se fait avant le décès, l’idée de rechercher de l’aide auprès d’un thanatologue ne germera pas dans leur esprit.
  • meilleur bleu il y a environ 1 an
    Le plutôt possible.