Discussion 3.1: Soins centrés sur la personne et la famille – répondre aux besoins individuels | Un cadre sur les soins palliatifs au Canada | Parlons santé

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Discussion 3.1: Soins centrés sur la personne et la famille – répondre aux besoins individuels

il y a 2 mois
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Selon votre expérience, quels besoins sont les plus importants en fin de vie? Si vous êtes une personne aux prises avec une maladie potentiellement mortelle, ou un soignant, dans quelle mesure ces besoins sont-ils comblés?

Si vous êtes un fournisseur de soins de santé, de quelle manière aidez-vous à répondre à ces besoins?


La consultation est maintenant fermée.

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  • Mimi1943 il y a environ 1 an
    Un des besoins importants est de ne pas souffrir. Un autre est que vous ne serez pas retourné à la maison si les soins palliatifs se prolongent. C’est ce qui est arrivé à mon mari. Il est resté au centre de soins palliatifs 7 semaines. Il avait peur qu’on le retourne à la maison parce qu’il avait pris du “mieux”.
  • nretraitée il y a environ 1 an
    La plus grande crainte n'est pas de mourir, mais de souffrir. Ce qui est important, c'est d'avoir accès à des professionnels de la santé qui sont sensibles aux besoins de la personne malade. Aussi, on s'attend à ce que l'organisation soit suffisamment "organisée" pour prodiguer les soins dont on a besoin. Il doit y avoir une coordination efficace entre le médecin de famille, les médecins spécialistes, les hôpitaux, le CLSC et selon le besoin, la maison de soins palliatifs ou l'aide médicale à mourir. Autrement dit, la personne en fin de vie doit se sentir soutenue et en sécurité. Il n'y a rien de plus stressant que penser que son dossier pourrait tomber entre les craques du système. Avant de mourir, ma soeur et ma soeur se sont senties comme des numéros dans le système de santé. À bien des égards, elles n'ont pas été traitées correctement (annonce froide et brutale qu'elles vont mourir, soutien boiteux, malgré leur grande faiblesse, se voir obligées de naviguer dans les méandres du système, lourdeur de la paperasserie médicale pour obtenir les services nécessaires. À titre d'aidante, j'ai monté un cartable de 2 pouces de requêtes de tous genres pour pouvoir suivre le processus. L'expérience a été épuisante pour nous tous.
  • Helene Century il y a environ 1 an
    Il me semble que le problème majeur dans la santé, c'est qu'on tente d'en faire quelque chose de rentable et dès qu'il faut faire des économies, c'est dans les petits plus qui sont justement ce dont les patients ont besoin soit pour guérir, soit pour partir paisiblement. Il y a des coupes massives dans tous les hôpitaux où je travaille contrairement à ce que tonitruent nos chers Mrs Couillard et Barrette.... On vient par exemple de supprimer la chorale dans un CJHSLD de Montréal.... Peu d'activités réclament aussi peu de budget.... et qu'y-a-t-il de plus sain que d'utiliser son corps, son souffle pour produire une belle musique qui a son tour aide et console, ceux qui la font comme ceux qui l'écoutent? La santé comme l'éducation ne doivent pas être "rentables", c'est impossible d'ailleurs. Par contre, si on investit dans la santé ces petits "plus", réjouissances, activités etc... on rendra les hôpitaux plus agréables, la vie y circulera plus librement, et les malades guériront pus vite. Quel rapport avec le palliatif? Beaucoup..... D'une part des gens condamnés ne le sont pas toujours, cela leur donnera des chances de plus, d'autre part, comme cela a été souligné par d'autres personnes, ce dont les patients ont le plus besoin, c'est de temps avec quelqu'un qui les écoute, les touche (massages, mais aussi juste tenir la main...). Cela veut dire plus de personnel, plus d'heures pour les intervenants exterieurs à l'hôpital qui apportent des histoires, des nouvelles, de la vie. Bref, j'en reviens au début : c'est une question d'argent et de choix de société. Veut-on vraiment cesser de centrer les soins de santé sur la maladie mais plutôt sur le patient?
  • musiquemusique il y a environ 1 an
    Selon moi un des besoins les plus importants des patients en fin de vie est d'être entendu, là où ils sont.. à travers tous les deuils qu'ils ont à vivre, à travers leurs croyances et leurs aspirations. Musicothérapeute en soins palliatifs, je les accompagne depuis 12 ans et je fais souvent des séances avec la massothérapeute. Je remarque également un grand besoin d'être touché, autant physiquement que dans leur être profond. Donner des soins de qualité, du temps de qualité; on me dit souvent qu'on aime quand on prend le temps avec eux, cette qualité de présence et d'écoute à l'autre..
  • boyband il y a environ 1 an
    Le besoin d'être reconnu. Le besoin de solidarité. Le besoin de fraternité. Le besoin d'atténuer l'angoisse. Le besoin d'amitié (Aristote). Le besoin d'être reconnu (éthique de la reconnaissance). Le besoin de prendre soin (care). Le besoin d'affiliation, pour apaiser l'angoisse de mort, les pulsion de mort. Le besoin d'une fraternité humaine pour rendre la société moins suicidogène.
  • Viacant il y a environ 1 an
    D'abord, une évaluation et un soulagement efficaces des souffrances possibles tant physiques, psychologiques que spirituelles ou existentielles.Je crois sincèrement que les besoins les plus importants ensuite sont ceux exprimés spécifiquement par chaque personne et chaque famille vivant des soins palliatifs de fin de vie. Qu'une approche individualisée est indispensable pour bien vivre jusqu'au bout.Bien sûr, il m'apparait important d'offrir un environnement qui favorise les contacts entre les êtres chers.
  • Cardan01 il y a environ 1 an
    Il faut que la famille soit rassurée sur le fait qu'on soigne le patient une journée à la fois et que le jour que ce n'est plus possible, il y a d'autres options: maison de soins palliatifs, Hopital, lit de dépannage. Il faut répondre rapidement aux appels provenant du domicile de la part du patient ou de la famille.
  • Sacha il y a environ 1 an
    Malheureusement, on observe qu'il y a une décharge de certaines équipes traitantes lorsque vient le temps d'intégrer l'approche palliative (à mon avis la responsabilité de tout médecin traitant de voir à soulager son malade et d'être à l'affût des signes de la fin de vie à venir)C'est souvent tout ou rien: i.e on continue des soins actifs (en versant parfois dans l'acharnement), puis, très/trop tard, on consulte une équipe de soins palliatifs